Philosophe grec de l'Antiquité, Aristote a été l'élève de Platon, puis le précepteur du jeune Alexandre le Grand. Il s'est intéressé à presque tous les savoirs : la logique, la politique, la morale, les sciences de la nature. Dans sa Rhétorique, étudiée sur le site, il distingue trois genres de discours, dont l'éloge et le blâme ; dans sa Poétique, il réfléchit à la tragédie.
Évêque et écrivain français du XVIIe siècle, Bossuet était l'un des plus grands orateurs de son temps et le précepteur du fils de Louis XIV. Il est célèbre pour ses sermons et ses oraisons funèbres, des discours prononcés en l'honneur de personnes mortes. L'Oraison funèbre d'Henriette-Anne d'Angleterre (1670), étudiée sur le site, contient la phrase célèbre : « Madame se meurt, Madame est morte ! »
Femme de lettres française du XVIIIe siècle, Julie de Lespinasse tenait à Paris un salon célèbre, fréquenté par les philosophes des Lumières, notamment d'Alembert. Elle est surtout connue pour ses lettres d'amour passionnées, adressées au comte de Guibert et publiées après sa mort. Les extraits étudiés sur le site viennent de sa correspondance.
Écrivain et homme politique français, Chateaubriand est l'un des premiers grands auteurs romantiques. Il a voyagé en Amérique et a été ministre. Il a publié le Génie du christianisme (1802), puis a consacré une grande partie de sa vie à ses Mémoires d'outre-tombe, publiés après sa mort, où il raconte sa vie et son époque. Ces deux œuvres sont étudiées sur le site.
Écrivain français du XIXe siècle, Victor Hugo est le chef de file du romantisme. Il a écrit des poèmes, comme Les Contemplations (1856), du théâtre et des romans, comme Les Misérables (1862). Opposé à Napoléon III, il a vécu en exil pendant près de vingt ans. Sur le site, on étudie notamment « Les Djinns » et « Demain, dès l'aube… ».
Éloge et blâme : l'art oratoire, d'Aristote à Victor Hugo
Louer un grand homme, pleurer une princesse, opposer un héros modeste à un conquérant, faire le portrait d'un ami brillant : l'éloge et le blâme sont parmi les plus anciennes formes de l'argumentation. Aristote en fait l'un des trois genres de la rhétorique, le genre démonstratif ou épidictique, à côté du judiciaire et du délibératif. Cette séquence de Seconde part d'une idée simple, posée dès le cours d'introduction : il y a toujours une visée argumentative, une thèse (pour ou contre), dans un éloge ou dans un blâme, quel que soit le genre dans lequel il prend place. Elle suit cette thèse de l'oraison funèbre de Bossuet au discours de Victor Hugo aux funérailles de Balzac, en passant par le portrait mondain du XVIIIe siècle et le parallèle de Chateaubriand, avant de revenir à la source : la Rhétorique d'Aristote.
Fiche enseignant
Intitulé
L'éloge et le blâme
Objet d'étude
L'éloge et le blâme (programme de Seconde des années 2000)
Perspectives
Étude des genres et des registres ; approche de l'histoire littéraire et culturelle ; étude des effets sur le destinataire
Pratiques
Lecture cursive, lecture analytique ; écriture d'imitation, écriture d'invention ; lexique et procédés de l'éloge et du blâme ; analyse d'images
Corpus
Un groupement de textes littéraires et un ensemble de textes complémentaires ; images (caricatures, images de presse, publicités)
Durée
Onze séances, une évaluation intermédiaire et deux évaluations de fin de séquence (janvier à mai 2002)
Fil rouge
Que loue-t-on, que blâme-t-on, devant qui, et pour faire admettre quelle thèse ?
Le parcours
N°
Dominante
Support
Notions
1
Première approche
Cours d'introduction ; tri des textes du groupement
Les trois genres oratoires ; problématique
2
Le portrait élogieux
Julie de Lespinasse, portrait de Condorcet
Superlatif, hyperbole, accumulation
3
Le blason
Marot, « Blason du beau tétin » (manuel de poésie)
Anaphore, apostrophe, expansions du nom
4
L'hymne
Baudelaire, « Hymne » (manuel de poésie)
Le registre laudatif
5
Le texte publicitaire
Publicités ; Carelman ; Balzac, César Birotteau (chapitre de 4e)
Arguments et registre laudatif
6
L'éloge funèbre
Bossuet, Oraison funèbre de Henriette-Anne d'Angleterre ; Malraux (référence)
Registre pathétique ; oraison funèbre
Évaluation
Hugo, discours aux funérailles de Balzac
« En quoi ce texte est-il un éloge ? »
7
Le contre-blason
Du Bellay, « Ô beaux cheveux… » (manuel de poésie)
Cours d'introduction, tri des textes, problématique
La première séance trie les textes du groupement, identifie leurs genres (portrait, poème, discours, publicité, mémoires) et aboutit à la formulation de la problématique. Elle s'ouvre sur un rapide parcours historique, puis sur ce que les élèves connaissent déjà de l'éloge et du blâme.
A. Un peu d'histoire : les trois genres oratoires
Les Grecs distinguent trois genres oratoires, définis par Aristote au IVe siècle avant J.-C. Ces trois genres sont des parties de la rhétorique, l'art du discours.
Genre
Ce que fait l'orateur
Devant qui ?
Judiciaire
Accuser et défendre
Des juges, au tribunal
Délibératif
Exhorter ou dissuader
Une assemblée politique
Épidictique (ou démonstratif)
Louer ou blâmer
Des spectateurs
Le genre épidictique s'adresse à des spectateurs, et non à des juges ou à des assemblées politiques. Il cherche à provoquer leur plaisir, et non la sévérité ou la clémence, la crainte ou l'espérance. Cet art de l'éloge concerne des faits présents, et non des faits passés comme le judiciaire.
Dès l'Antiquité, l'éloge et le blâme figurent autant parmi les discours prononcés à la tribune que dans des poèmes : les Épinicies de Pindare célèbrent la victoire des athlètes aux jeux Olympiques ; les Épodes d'Archiloque blâment son ancienne fiancée.
B. Deux exemples d'éloge d'un lieu
Le cours d'introduction s'appuie sur deux textes antillais, distribués en classe, qui ne sont pas reproduits ici (textes protégés). Dans Éloges, Saint-John Perse, qui a quitté les Antilles avec sa famille à l'âge de douze ans, célèbre la plantation de son enfance par des exclamations et une énumération heureuse des cultures, des bêtes et des bruits. Dans Texaco (1992), Patrick Chamoiseau décrit la même « Grand-case » qui domine les champs et les moulins : mais l'énumération des bœufs harassés, du désarroi des esclaves et de la boue montre que tout existe pour nourrir la puissance du maître. Le même lieu devient objet d'éloge chez l'un, de blâme chez l'autre.
Julie de Lespinasse (1732-1776), qui tint l'un des salons les plus brillants du XVIIIe siècle, fait ici le portrait du jeune Condorcet (1743-1794), avec qui elle entretint jusqu'à sa mort une correspondance amicale.
Texte 1 · « L'homme le plus étonnant »Julie de Lespinasse1732 – 1776
Il a reçu de la nature le plus grand esprit, le plus grand talent et la plus belle âme ; son talent aurait suffi pour le rendre célèbre, et son esprit pour le faire rechercher ; mais son âme lui fait des amis de tous ceux qui le connaissent un peu particulièrement. […] À l'égard de son esprit, on pourrait lui donner un attribut qu'on n'accorde qu'à Dieu : il est infini et présent sinon partout, du moins à tout ; il est profond et subtil, il est fort et il est fin, il est clair et précis, et il est juste et délié ; il a la facilité et la grâce de celui de Voltaire, le piquant de celui de Fontenelle, le sel de celui de Pascal, la profondeur et la perspicacité de celui de Newton ; il joint enfin aux connaissances les plus étendues, les lumières les plus profondes, et le goût le plus exquis et le plus sûr.
Et ne dites point que c'est ici un portrait d'imagination, et que la nature n'a jamais produit un homme si extraordinaire ; je vous répondrai : la nature n'a point de bornes ; et si vous croyez que j'aie mis de l'exagération dans ce que je viens de vous dire, jugez vous-même M. de Condorcet ; causez avec lui, lisez ce qu'il a écrit ; parlez-lui philosophie, belles-lettres, sciences, arts, gouvernement, jurisprudence et, quand vous l'aurez écouté, vous direz cent fois par jour que c'est l'homme le plus étonnant que vous ayez jamais entendu. Il n'ignore rien, pas même les choses les plus disparates à son goût et à ses occupations : il saura les formules du Palais et les généalogies des gens de la cour, les détails de la police et les noms des bonnets à la mode ; enfin rien n'est au-dessous de son attention et sa mémoire est si prodigieuse qu'il n'a jamais rien oublié.
Julie de Lespinasse, portrait de M. de Condorcet, Correspondance (1774) · Lire l'œuvre
Du blason à la publicité, du contre-blason au blâme
Les séances sur la poésie, la publicité, le blâme et l'image
Cinq séances de la séquence portent sur des poèmes ou sur des portraits satiriques, étudiés dans d'autres volumes, et une sixième sur l'image : les poèmes d'éloge et de blâme dans le manuel de poésie, les portraits de Balzac et de La Bruyère dans le chapitre de 4e « Louer et blâmer : le portrait ». On en garde ici les notions et les consignes d'écriture, qui servent aux textes en prose de ce chapitre.
Séance 3 · Le blason
Support : Marot, « Blason du beau tétin » ; élargissements : Ronsard, « Marie, vous avez la joue… » ; Breton, « L'Union libre ». Définition du genre ; procédés d'écriture : anaphore, apostrophe, synecdoque ; point langue : les expansions du nom.
Séance 4 · L'hymne
Support : Baudelaire, « Hymne ». La séance fait la synthèse des procédés de l'éloge et introduit une fiche de méthode : répondre à une question globale (« En quoi ce texte est-il un éloge ? »).
Séance 5 · Le texte publicitaire
Support : une publicité pour un produit alimentaire ou pour une automobile ; élargissement : Balzac, César Birotteau (chapitre de 4e). Étude de l'argumentation ; étude du registre laudatif.
Séance 7 · Le contre-blason
Support : Du Bellay, « Ô beaux cheveux d'argent… ». Définition du genre ; procédés : antiphrase, antithèse, ironie, oxymore. Recherche lexicale : charge, diatribe, épigramme, éreintement, libelle, pamphlet, réquisitoire, satire.
Séance 8 · Les stratégies du blâme
Supports : Balzac, Le Père Goriot ; Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac ; Paul Valéry, Pièces sur l'art (textes étudiés dans le chapitre de 4e). La séance compare les trois textes et dégage trois stratégies du blâme : la caricature, l'insulte, la critique.
Séance 11 · Lecture de l'image
Supports : portraits officiels de Richelieu, de Napoléon et du général de Gaulle ; caricatures de personnalités politiques (images distribuées en classe).
Bossuet, Oraison funèbre de Henriette-Anne d'Angleterre, 1670
La séance 6 définit le genre de l'éloge funèbre et le registre pathétique. Elle s'ouvre sur un discours du XXe siècle, puis remonte au modèle classique de l'oraison funèbre.
Texte 2 · « Madame se meurt, Madame est morte ! »Jacques-Bénigne Bossuet1627 – 1704
Considérez, Messieurs, ces grandes puissances que nous regardons de si bas. Pendant que nous tremblons sous leur main, Dieu les frappe pour nous avertir. […]
Nous devrions être assez convaincus de notre néant ; mais s'il faut des coups de surprise à nos cœurs enchantés de l'amour du monde, celui-ci est assez grand et assez terrible. Ô nuit désastreuse ! ô nuit effroyable, où retentit tout à coup, comme un éclat de tonnerre, cette étonnante nouvelle : Madame se meurt, Madame est morte ! Qui de nous ne se sentit frappé à ce coup, comme si quelque tragique accident avait désolé sa famille ? Au premier bruit d'un mal si étrange, on accourut à Saint-Cloud de toutes parts ; on trouve tout consterné, excepté le cœur de cette princesse. Partout on entend des cris, partout on voit la douleur et le désespoir, et l'image de la mort. Le roi, la reine, Monsieur, toute la cour, tout le peuple, tout est abattu, tout est désespéré, et il me semble que je vois l'accomplissement de cette parole du prophète : « Le roi pleurera, le prince sera désolé, et les mains tomberont au peuple, de douleur et d'étonnement. »
Mais et les princes et les peuples gémissaient en vain. En vain Monsieur, en vain le roi même tenait Madame serrée par de si étroits embrassements. […] La princesse leur échappait parmi des embrassements si tendres, et la mort plus puissante nous l'enlevait entre ces royales mains. […] Madame cependant a passé du matin au soir, ainsi que l'herbe des champs. Le matin elle fleurissait ; avec quelles grâces, vous le savez : le soir, nous la vîmes séchée.
Victor Hugo, Discours prononcé aux funérailles de M. Honoré de Balzac, 1850
Étude de texte à rendre pour le vendredi 25 janvier. Le sujet ne comporte qu'une question, qui demande une réponse construite : c'est l'application de la fiche de méthode de la séance 4.
Évaluation · « Un des premiers parmi les plus grands »Victor Hugo1802 – 1885
M. de Balzac était un des premiers parmi les plus grands, un des plus hauts parmi les meilleurs. Ce n'est pas le lieu ici de dire tout ce qu'était cette splendide et souveraine intelligence. Tous ses livres ne forment qu'un seul livre, livre vivant, lumineux, profond, où l'on voit aller et venir et marcher et se mouvoir, avec je ne sais quoi d'effaré et de terrible mêlé au réel, toute notre civilisation contemporaine ; livre merveilleux que le poète a intitulé comédie et qu'il aurait pu intituler histoire, qui prend toutes les formes et tous les styles, qui dépasse Tacite et qui va jusqu'à Suétone, qui traverse Beaumarchais et qui va jusqu'à Rabelais ; livre qui est l'observation et qui est l'imagination ; qui prodigue le vrai, l'intime, le bourgeois, le trivial, le matériel, et qui par moments, à travers toutes les réalités brusquement et largement déchirées, laisse tout à coup entrevoir le plus sombre et le plus tragique idéal.
Victor Hugo, Discours prononcé aux funérailles de M. Honoré de Balzac (1850), extrait · Lire l'œuvre
Grandville, Balzac et les personnages de la Comédie humaine (projet d'éventail), dessin à la plume, vers 1835-1836 ✱Balzac trône parmi la foule de ses personnages : « tous ses livres ne forment qu'un seul livre ».Domaine public · Wikimedia Commons
7Texte 3 · Séance 9
Éloge et blâme parallèles
Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe, 1848-1850
La séance 9 étudie le registre satirique et un procédé de composition : le parallèle, qui loue l'un en blâmant l'autre. Le support principal, « Chanson » de Victor Hugo, est repris dans l'évaluation de fin de séquence ; la page de Chateaubriand sert d'élargissement en prose.
Texte 3 · Washington et BonaparteFrançois-René de Chateaubriand1768 – 1848
Washington n'appartient pas, comme Bonaparte, à cette race qui dépasse la stature humaine. Rien d'étonnant ne s'attache à sa personne. Il n'est point placé sur un vaste théâtre ; il n'est point aux prises avec les capitaines les plus habiles, et les plus puissants monarques du temps ; il ne court point de Memphis à Vienne, de Cadix à Moscou : il se défend avec une poignée de citoyens sur une terre sans célébrité, dans le cercle étroit des foyers domestiques. […]
Quelque chose de silencieux enveloppe les actions de Washington ; il agit avec lenteur. On dirait qu'il se sent chargé de la liberté de l'avenir, et qu'il craint de la compromettre. […] Cherchez les bois où brilla l'épée de Washington : qu'y trouvez-vous ? Des tombeaux ? Non : un monde ! Washington a laissé les États-Unis pour trophée sur son champ de bataille.
Bonaparte n'a aucun trait de ce grave Américain : il combat avec fracas sur une vieille terre ; il ne veut créer que sa renommée ; il ne se charge que de son propre sort. […] Penché sur le monde, d'une main il terrasse les rois, de l'autre il abat le géant révolutionnaire ; mais, en écrasant l'anarchie, il étouffe la liberté, et finit par perdre la sienne sur son dernier champ de bataille.
[Chateaubriand oppose ensuite la mort paisible de Washington, entouré de la vénération des peuples, à l'exil et à la mort oubliée de Bonaparte.]
La république de Washington subsiste ; l'empire de Bonaparte est détruit. Washington et Bonaparte sortirent du sein de la démocratie : nés tous deux de la liberté, le premier lui fut fidèle, le second la trahit.
François-René de Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe (1848-1850) · Lire l'œuvre
Gilbert Stuart, George Washington (portrait Lansdowne), huile sur toile, 1796 ✱Washington en simple habit noir : la grandeur modeste que Chateaubriand oppose à Bonaparte.Domaine public · Wikimedia CommonsJacques-Louis David, Bonaparte franchissant les Alpes au Grand-Saint-Bernard, huile sur toile, 1800 ✱Bonaparte en héros sur un cheval cabré : celui qui « dépasse la stature humaine ».Domaine public · Wikimedia Commons
Aristote, Rhétorique, livre I, traduction ancienne
Étude de document. Après les textes, la séance 10 remonte à la théorie : les genres argumentatifs de la rhétorique, les valeurs de l'éloge et du blâme, l'épidictique. Le document distribué rassemble deux passages du livre I de la Rhétorique : « Des trois genres de la rhétorique : le délibératif, le judiciaire, le démonstratif » et « De la vertu et du vice. Du beau et du laid (moral). Des éléments de l'éloge et du blâme ».
Texte 4 A · Les trois genres de la rhétoriqueAristote384 av. J.-C. – 322 av. J.-C.
I. Il y a trois espèces de rhétorique ; autant que de classes d'auditeurs, et il y a trois choses à considérer dans un discours : l'orateur, ce dont il parle, l'auditoire. Le but final se rapporte précisément à ce dernier élément, je veux dire l'auditoire. […]
III. Il y a donc, nécessairement aussi, trois genres de discours oratoires : le délibératif, le judiciaire et le démonstratif. La délibération comprend l'exhortation et la dissuasion. […] La cause judiciaire comprend l'accusation et la défense […]. Quant au démonstratif, il comprend l'éloge ou le blâme.
IV. Les périodes de temps propres à chacun de ces genres sont, pour le délibératif, l'avenir, car c'est sur un fait futur que l'on délibère […] ; pour une question judiciaire, c'est le passé, puisque c'est toujours sur des faits accomplis que portent l'accusation ou la défense ; pour le démonstratif, la période principale est le présent, car c'est généralement sur des faits actuels que l'on prononce l'éloge ou le blâme ; mais on a souvent à rappeler le passé, ou à conjecturer l'avenir.
V. Chacun de ces genres a un but final différent […]. Pour celui qui délibère, c'est l'intérêt et le dommage […]. Pour les questions judiciaires, c'est le juste ou l'injuste […]. Pour l'éloge ou le blâme, c'est le beau et le laid moral, auxquels on ajoute, par surcroît, des considérations plus particulièrement propres aux autres genres.
Aristote, Rhétorique, livre I (IVe siècle av. J.-C.), traduction ancienne (Charles-Émile Ruelle, 1882 [à vérifier]) · Lire l'œuvre
XXIX. Il faut toujours prendre, dans chaque caractère, le trait qui l'accompagne, interprété dans le sens le plus favorable ; par exemple, l'homme colère et porté à la fureur deviendra un homme tout d'une pièce ; l'homme hautain, un personnage de grand air et imposant. Ceux qui portent tout à l'extrême passeront pour se tenir dans les limites de la vertu. Ainsi le téméraire sera un brave ; le prodigue, un homme généreux ; et, en effet, le grand nombre le prendra pour tel. […]
XXX. Il faut considérer aussi devant qui on fait un éloge. En effet, comme le disait Socrate, « il n'est pas difficile de louer les Athéniens dans Athènes ». […]
XXXIII. La louange est un discours qui met en relief la grandeur d'une vertu. Il faut donc que les actions soient présentées comme ayant ce même caractère. L'éloge porte sur les actes. […]
XXXVIII. […] Il faut le mettre en parallèle avec des hommes illustres, car l'amplification produit un bel effet si la personne louée a l'avantage sur des gens de valeur. […]
XLI. Voilà donc les éléments d'où se tirent presque tous les genres de louange ou de blâme […]. Une fois en possession de tout cela, on voit clairement où prendre les contraires. En effet, le blâme consiste dans les arguments inverses.
Aristote, Rhétorique, livre I (IVe siècle av. J.-C.), traduction ancienne (Charles-Émile Ruelle, 1882 [à vérifier]) · Lire l'œuvre
Cours d'initiation ; Victor Hugo, « Chanson », Les Châtiments, 1853
En février, un cours d'initiation « pour remettre un peu d'ordre » présente l'exercice du commentaire composé. L'évaluation de fin de séquence, en mai, y conduit par étapes : observation, interprétation, puis plan détaillé.
Évaluation de fin de séquence
Louis-Napoléon Bonaparte, appelé ensuite Napoléon III, fait un coup d'État pour lequel il choisit la date du 2 décembre 1851, anniversaire du sacre de Napoléon Ier (1804) et de la victoire d'Austerlitz (1805). Napoléon Ier (1769-1821), son oncle, a marqué l'histoire de France par l'ensemble de ses conquêtes militaires. À l'annonce du coup d'État, Victor Hugo entre immédiatement au comité de résistance et est officiellement banni par le nouveau pouvoir. Il s'exile alors à Jersey, où il rédige Les Châtiments, violente diatribe contre celui qu'il appelle « Napoléon le Petit ».
Sa grandeur éblouit l'histoire.Quinze ans, il futLe dieu que traînait la victoireSur un affût ;5L'Europe sous sa loi guerrièreSe débattit. –Toi, son singe, marche derrière,Petit, petit.
Victor Hugo, Les Châtiments, Jersey, septembre 1853 · Lire l'œuvre
Antoine-Jean Gros, Bonaparte au pont d'Arcole, huile sur toile, 1796 ✱Le jeune général d'Arcole, dont « la grandeur éblouit l'histoire » dans le poème de Hugo.Domaine public · Wikimedia Commons
Le poème compte cinq strophes construites de la même façon : six vers célèbrent la gloire de Napoléon Ier (Arcole, les capitales conquises, la foudre et les rênes du genre humain, la chute dans « l'immense mer »), puis un tiret introduit deux vers adressés au « petit », que termine le même refrain. La dernière strophe se clôt ainsi : « Toi, tu te noieras dans la fange, / Petit, petit. » Le texte intégral figure dans le manuel de poésie.
Un portrait officiel au service de l'éloge : Napoléon par Ingres ✱
Image : Jean-Auguste-Dominique Ingres, musée de l'Armée, via Wikimedia Commons · Public domain voir le fichier
Jean-Auguste-Dominique Ingres, Napoléon Ier sur le trône impérial, 1806, huile sur toile, 259 × 162 cm, Paris, musée de l'Armée
La séance de lecture de l'image de la séquence fait trier des portraits officiels (Richelieu, Napoléon, de Gaulle) et des caricatures pour repérer les techniques de l'éloge et du blâme. Ce portrait de Napoléon permet d'appliquer cette démarche, avant de la comparer au texte de Chateaubriand sur Bonaparte.
Observer✱
Décris la position de Napoléon : comment est-il placé par rapport au spectateur ? Que fait-il de ses mains ?
Relève les objets et les vêtements qui l'entourent (couronne, sceptre, main de justice, manteau, trône, aigle). Que signifient-ils ?
Quelles couleurs et quelles matières dominent ? Quelle impression donnent-elles ?
Analyser✱
Le visage est-il expressif ? Le personnage a-t-il l'air d'un homme ou d'une statue ? Pourquoi ce choix ?
Quelles techniques de l'éloge reconnais-tu dans l'image (hyperbole, symboles, solennité, comparaison avec des figures divines ou royales) ?
Imagine une caricature de Napoléon qui inverserait ce portrait : quels éléments changerais-tu pour passer de l'éloge au blâme ?
Relier au texte✱
Relis « Washington et Bonaparte » de Chateaubriand (texte 3). Quelle phrase du texte pourrait servir de légende à ce tableau ? Est-elle un éloge, un blâme, ou les deux ?
Chateaubriand oppose la simplicité de Washington à la démesure de Bonaparte. Le tableau d'Ingres montre-t-il ce que Chateaubriand admire ou ce qu'il reproche à Bonaparte ? Justifie.
Éléments de réponse
✱
Il est assis, de face, parfaitement symétrique, et nous regarde de haut ; il tient dans ses mains les deux sceptres, bras écartés : une pose figée, solennelle.
La couronne de lauriers d'or rappelle les empereurs romains ; le sceptre et la main de justice sont les insignes des rois de France ; le manteau d'hermine et de velours, le trône rond comme une auréole et l'aigle impérial sur le tapis disent la puissance et la légitimité.
L'or, le rouge, le blanc de l'hermine, le velours et la soie : un luxe éclatant qui éblouit le spectateur.
Le visage est pâle et impassible, presque sans expression : Napoléon paraît une icône ou une statue de dieu, au-dessus des hommes. Le portrait ne montre pas un individu mais une fonction.
Hyperbole (tout est grandi, accumulé, doré), symboles du pouvoir, frontalité qui rappelle les images de Dieu ou de Jupiter trônant, absence de défaut : c'est un éloge sans réserve, une image de propagande.
Une caricature le rapetisserait (un petit homme perdu dans son manteau), exagérerait un trait physique, le montrerait en mouvement, ridicule ou violent, et ajouterait un texte moqueur.
Par exemple : « Penché sur le monde, d'une main il terrasse les rois, de l'autre il abat le géant révolutionnaire. » La phrase grandit Bonaparte (éloge) mais la suite (« il étouffe la liberté ») le blâme.
Le tableau montre la grandeur, le « fracas », la renommée personnelle : tout ce que Chateaubriand juge démesuré. Il illustre plutôt ce que l'écrivain reproche à Bonaparte, en face d'un Washington qui ne cherche pas la gloire.
Les mots de l'image✱
portrait officiel
portrait commandé pour montrer un chef dans sa fonction et servir son image
frontalité
personnage représenté de face, immobile, comme une statue
attribut
objet qui permet d'identifier un personnage et son pouvoir (sceptre, couronne)
symétrie
disposition égale de part et d'autre d'un axe central
caricature
image qui exagère les traits d'une personne pour s'en moquer ou la critiquer
AaMémento
Lexique
Les cartes mentales et les mots à connaître de la séquence, pour apprendre et réviser.
Mode révision : les définitions sont cachées. Dis-les à voix haute, puis touche une fiche ou une branche pour vérifier.
Les cartes mentales ✱
Une carte par mot important : au centre le mot, autour ses synonymes, ses contraires, sa famille, son origine, ses expressions et les œuvres où il compte. Lis-la, cache-la, puis redessine-la de mémoire.
orateurn. m.oratoireadj.funéraillesn. f. pl.funéraireadj.funérariumn. m.
Champ lexical
mortdeuilélogechairevanitéémotion
Étymologie
oratio latin : discours, prière, d'où « oraison »
funus, funeris latin : funérailles
funebris latin : qui concerne les funérailles
Expressions
« Madame se meurt, Madame est morte ! » : Bossuet, Oraison funèbre de Henriette-Anne d'Angleterre
prononcer l'oraison funèbre : faire l'éloge d'un mort lors de ses funérailles
instruire les vivants : le but de l'oraison funèbre chez Bossuet
Références culturelles
Thucydide, La Guerre du Péloponnèse (oraison funèbre de Périclès), Ve siècle av. J.-C.Périclès y rend hommage aux soldats morts en faisant l'éloge d'Athènes.
Bossuet, Oraison funèbre de Henriette-Anne d'Angleterre, 1670Bossuet y médite sur la mort soudaine de la jeune princesse et sur la vanité des grandeurs.
Bossuet, Oraison funèbre du prince de Condé, 1687Bossuet y célèbre les victoires du Grand Condé dans sa dernière grande oraison funèbre.
Victor Hugo, Discours aux funérailles de Balzac, 1850Hugo y salue en Balzac l'un des plus grands esprits de son temps.
André Malraux, Discours pour l'entrée de Jean Moulin au Panthéon, 1964Malraux y rend hommage au héros de la Résistance lors du transfert de ses cendres.
comparaisonrapprochementconfrontationmise en regard
Dérivés
parallèlementadv.parallélismen. m.parallélogrammen. m.parallélépipèden. m.
Champ lexical
élogeblâmeantithèsesymétrieportraitgrand homme
Étymologie
parallêlos grec : placé l'un à côté de l'autre
para grec : à côté ; allêlôn : les uns les autres
Expressions
faire un parallèle entre : comparer deux personnes ou deux choses
mettre en parallèle : rapprocher pour comparer
des vies parallèles : des destins comparés, comme chez Plutarque
Références culturelles
Plutarque, Vies parallèles, vers 100Plutarque compare deux à deux la vie d'un Grec et celle d'un Romain illustres.
Charles Perrault, Parallèle des Anciens et des Modernes, 1688-1697Perrault y met en parallèle Anciens et Modernes pour défendre la supériorité des Modernes.
Jean de La Bruyère, Les Caractères, 1688La Bruyère y oppose des portraits en miroir, comme Giton le riche et Phédon le pauvre.
Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe, 1848-1850Chateaubriand y compare notamment Washington et Bonaparte dans un parallèle célèbre.
commentarius latin : notes, mémoire, recueil de remarques
Expressions
sans commentaire ! : inutile d'en dire plus
citer et analyser : le geste de base du commentaire
le commentaire composé : ancien nom de l'exercice organisé en parties
Références culturelles
Charles Baudelaire, « La Beauté », Les Fleurs du mal, 1857Sonnet souvent commenté : la Beauté y parle comme une statue, « un rêve de pierre ».
Charles Cros, « Le Tsigane », Le Coffret de santal, 1873Poème du Coffret de santal choisi comme support d'exercice de commentaire. [à vérifier]
Roman Jakobson et Claude Lévi-Strauss, « "Les Chats" de Charles Baudelaire », L'Homme, 1962Célèbre commentaire structural d'un sonnet de Baudelaire, analysé dans ses moindres détails.
AaLes mots de l'éloge et du blâme
Notions à connaître en fin de séquence
RRhétorique
L'art du discours. Elle considère trois choses : l'orateur, ce dont il parle, l'auditoire.
GGenre judiciaire
Accuser et défendre, devant des juges, des faits passés ; son but : le juste et l'injuste.
GGenre délibératif
Exhorter ou dissuader, devant une assemblée, sur des faits futurs ; son but : l'intérêt et le dommage.
GGenre épidictique (ou démonstratif)
Louer ou blâmer, devant des spectateurs, des faits présents ; son but : le beau et le laid moral.
ÉÉloge, blâme
Discours qui loue ou qui blâme. Il défend toujours une thèse, pour ou contre. « Le blâme consiste dans les arguments inverses » (Aristote).
AAmplification
Développement de la grandeur et de la beauté des actions louées : le procédé propre à l'éloge selon Aristote.
PParallèle
Rapprochement de la personne louée avec des hommes illustres ; chez Chateaubriand, éloge de l'un et blâme de l'autre.
RRegistre laudatif
Lexique mélioratif, termes modalisateurs, exclamation, comparaisons et métaphores valorisantes, énumération des qualités.
PProcédés du blâme
Lexique dépréciatif, comparaisons et métaphores dévalorisantes, hyperbole négative, accumulation, implication de l'émetteur, ironie.
Explication organisée d'un texte : sens, paratexte, thèmes, procédés, puis brouillon et composition.
✱
PPanégyrique / diatribe
Éloge enthousiaste / critique violente d'une personne.
PPamphlet, réquisitoire
Court écrit polémique ; discours qui accumule les accusations.
BBlason / contre-blason
Poème qui loue / raille une partie du corps.
OOraison funèbre
Éloge solennel d'un mort illustre.
PPathétique, satirique
Registre qui émeut ; registre qui ridiculise pour critiquer.
Sources : dossier « Éloge et blâme » (Seconde, argumentation) du Drive d'Etienne Buraud, 2001-2002 : plan de la séquence et cours d'introduction (janvier 2002) ; Lespinasse (devoir pour le 11 janvier) ; Bossuet et « L'éloge funèbre » (Malraux, résumé) ; Chateaubriand ; Aristote, étude de document (traduction ancienne non signée, attribuée à Ruelle, à vérifier) ; évaluation sur le discours de Hugo (25 janvier, deux versions) ; commentaire composé (février 2002) ; évaluation sur Les Châtiments (mai 2002). Ajouts signalés : auteurs, point langue, fiche de méthode, éléments de réponse, questions sur Aristote, cinq définitions.
11IAPour aller plus loin
Activités avec l'IA ✱
Ces activités sont différentes des exercices du cours : elles se font avec un assistant d'intelligence artificielle, en classe ou à la maison. Elles ont été rédigées pour le site avec l'aide d'une IA (signe ✱).
Trois règles avant de commencer
L'IA ne fait pas le travail à ta place : tu écris d'abord, elle t'aide à vérifier ou à aller plus loin.
Ne donne jamais ton nom, ton établissement ni rien de personnel.
L'IA se trompe souvent : elle invente des citations, des dates, des faits. Vérifie toujours dans ton manuel.
1
Aristote juge un éloge
En classe30 min
Objectif. Relire le portrait de Condorcet par Julie de Lespinasse et le discours de Hugo sur Balzac avec les catégories d'Aristote (vertus, amplification).
Relis les extraits d'Aristote et la liste des vertus.
Demande à l'IA de jouer Aristote et de juger le discours de Hugo.
Vérifie que les vertus qu'elle cite figurent bien dans la Rhétorique selon le manuel.
Écris ton propre jugement en 5 lignes, avec deux citations du discours.
À écrire à l'IA
Joue Aristote, auteur de la Rhétorique. On te lit le discours de Victor Hugo aux funérailles de Balzac (1850), qui commence par « M. de Balzac était un des premiers parmi les plus grands ». Explique en 6 lignes à un élève de Seconde si c'est un bon éloge selon tes règles du genre épidictique.
Garde ton esprit critique. L'IA peut prêter à Aristote des idées qu'il n'a pas formulées. Compare chaque règle citée avec les extraits de la Rhétorique du manuel.
2
Vanter un objet introuvable : ma publicité, puis la sienne
À la maison35 min
Objectif. Réinvestir le registre laudatif (lexique mélioratif, superlatif, énumération) dans l'écriture d'invention de la séance 5.
Choisis un objet du Catalogue d'objets introuvables vu en classe.
Écris seul ton texte publicitaire (12 lignes).
Décris l'objet à l'IA et demande-lui sa propre publicité.
Compare les procédés des deux textes avec la synthèse « le registre laudatif ». Laquelle est la plus drôle et la plus efficace ? Pourquoi ?
À écrire à l'IA
Écris un court texte publicitaire (10 lignes) pour un objet absurde : [décris l'objet en une phrase]. Utilise le registre laudatif : superlatifs, énumérations, exclamations, comparaisons valorisantes. Je vais comparer ton texte au mien, écrit avant.
Garde ton esprit critique. Repère si les procédés utilisés par l'IA sont variés ou si elle répète des formules toutes faites. Ton texte n'a pas à imiter le sien.
3
Washington et Bonaparte : le parallèle de Chateaubriand
À la maison30 min
Objectif. Analyser l'éloge et le blâme parallèles des Mémoires d'outre-tombe (antithèse, emphase) en comparant son relevé à celui de l'IA.
Relis le texte 3.
Relève seul les antithèses et les valeurs qui fondent le jugement.
Colle le texte (domaine public) dans l'IA et demande le même relevé.
Compare et vérifie chaque citation ; complète ton relevé.
À écrire à l'IA
Voici un extrait des Mémoires d'outre-tombe de Chateaubriand où il compare Washington et Bonaparte (je le colle ci-dessous). Je suis en Seconde. Relève 4 antithèses en citant les mots exacts, et dis sur quelles valeurs repose l'éloge de l'un et le blâme de l'autre.
Garde ton esprit critique. Vérifie que chaque citation est exacte et que l'IA ne prête pas à Chateaubriand un simple rejet de Napoléon : le texte est plus ambigu.
4
Panégyrique et diatribe : simuler l'évaluation
En classe ou à la maison30 min
Objectif. S'entraîner sur la « Chanson » des Châtiments (évaluation de fin de séquence) et vérifier le contexte historique.
Relis la première strophe et les notes du sujet.
Demande à l'IA de te poser les questions d'observation, une par une.
Réponds par écrit avant de lire son avis.
Vérifie dans le manuel ce qu'elle affirme sur Napoléon Ier, Napoléon III et l'exil de Hugo.
À écrire à l'IA
Je prépare une évaluation de Seconde sur « Chanson » de Victor Hugo (Les Châtiments, Jersey, 1853), qui tient à la fois du panégyrique et de la diatribe. Pose-moi 4 questions, une à la fois, et attends ma réponse. Après chaque réponse, dis-moi ce qui manque, sans rédiger la réponse complète.
Garde ton esprit critique. Les dates (coup d'État de 1851, exil) sont souvent approximatives chez l'IA : contrôle-les. Si elle rédige une réponse modèle, ne la recopie pas.
✎Pour l'enseignant
Fiches d'activité d'une heure
7 fiches avec corrigé, prêtes à photocopier
09
Louer, blâmer, argumenterDécouvrir le genre épidictique parmi les trois genres de la rhétorique, repérer éloges et blâmes dans la vie quotidienne, comprendre qu'un même objet peut être…
10
Condorcet, l'homme le plus étonnantDégager la visée argumentative d'un portrait élogieux, relever et classer les procédés de l'éloge (le superlatif surtout), repérer comment l'autrice répond…
11
Madame se meurt, Madame est morteDéfinir l'éloge funèbre, analyser le registre pathétique d'une oraison funèbre de Bossuet et la leçon qu'il adresse aux vivants, puis comparer deux éloges…
12
Hugo, l'éloge de BalzacPréparer et commencer l'étude de texte d'Etienne Buraud, « En quoi ce texte est-il un éloge ? » : comprendre la situation du discours, relever les procédés du…
13
Washington et Bonaparte, un parallèleAnalyser un parallèle qui loue un personnage en blâmant l'autre : les valeurs qui fondent le jugement, l'antithèse, l'emphase et la gradation, l'éloge…
14
Aristote, le beau et le laid moralLire un texte théorique ancien : reconstituer le tableau des trois genres oratoires, comprendre les conseils d'Aristote pour louer et blâmer (interpréter…
15
Chanson, panégyrique et diatribeTraiter, dans l'ordre et en classe, l'évaluation de fin de séquence d'Etienne Buraud sur « Chanson » : observer le poème (forme, contenu, titre), repérer les procédés…